Les laines minérales et la démarche HQE

La démarche HQE vise à créer un environnement intérieur sain et confortable, tout en maîtrisant les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur. L’association HQE a défini 14 cibles pour aider les maîtres d’ouvrage dans leurs objectifs environnementaux. Il s’agit avant tout d’une démarche volontaire de management de la qualité environnementale des opérations de construction ou de réhabilitation des bâtiments*.

Les 14 cibles de la démarche HQE

 
- Cibles d’écoconstruction
C1. Relations harmonieuses du bâtiment avec son environnement immédiat
C2. Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction
C3. Chantier à faible impact environnemental
 
- Cibles d'éco-gestion
C4. Gestion de l'énergie
C5. Gestion de l'eau
C6. Gestion des déchets d'activités
C7. Maintenance - Pérennité des performances environnementales
 
- Cibles de Confort
C8. Confort hygrothermique
C9. Confort acoustique
C10. Confort visuel
C11. Confort olfactif
 
- Cibles de Santé
C12. Qualité sanitaire des espaces
C13. Qualité sanitaire de l'air
C14. Qualité sanitaire de l'eau
 
La démarche HQE peut être certifiée. Il existe les certifications NF Ouvrage et Démarche HQE pour les maisons individuelles, les logements collectifs, les bâtiments tertiaires. 
Des certifications pour les bâtiments existants ont vu le jour : NF Maison Rénovée et Démarche HQE, et Bâtiments Tertiaires Rénovés et Démarche HQE.
 
Les produits de construction sont l’objet de toutes les attentions dans la cible 2 mais ils contribuent à l’obtention de bons niveaux de résultats dans les autres cibles. Les laines minérales, en particulier, apportent leurs performances pour les cibles « gestion de l’énergie, confort hygrothermique, confort acoustique, qualité sanitaire des espaces, qualité de l’air et chantier à faible impact environnemental ». 
 

La qualité environnementale des bâtiments est un sujet en  pleine mutation. En effet, l’Association HQE souhaite mettre en place son évaluation à l’aide d’indicateurs environnementaux et sanitaires

 

Pour cela, elle a lancé 2 appels à expérimentation qui ont permis de réaliser des Analyses de cycle de vie de 74 bâtiments pour la première expérimentation et d’un nombre identique pour la deuxième phase dont les résultats seront bientôt disponibles.

 

Le FILMM apporte sa contribution

 

Le FILMM apporte sa contribution en publiant une brochure pédagogique « Qualité Environnementale des Bâtiments, en route vers les indicateurs de performance ».

 

L’étude menée sur deux maisons a montré que si le calcul des indicateurs est un nouvel exercice auquel il faut se familiariser, il est très enrichissant.

 

Pour les deux maisons choisies une de plain pied, l’autre avec combles destinées à loger 4 personnes, deux niveaux de performance thermique ont été testés (respect de la réglementation thermique RT 2005 et label BBC-Effinergie) dans deux régions différentes (zone climatique la plus froide et zone méditerranéenne). Cela fait donc 8 cas de figures.

 

Seuls les produits isolants ont été modifiés conformément aux résultats de l’étude thermique.

Les scénarios de la vie de la famille, habitant ces maisons, ont été sélectionnés à partir de données publiques. Pour les produits de construction, ce sont les FDES disponibles dans la base INIES qui ont été utilisées.

 

Cette étude permet de poser les questions essentielles pour la conception des bâtiments. En effet, pour chaque indicateur calculé, on peut constater la part relative des produits de construction dont les isolants, des consommations du bâtiment et de la vie de la famille.  

 

Elle analyse de façon détaillée l’isolation en la séparant des autres produits de construction. On constate clairement que le niveau d’isolation, en passant d’une performance énergétique « RT 2005 » à un niveau « BBC », a un impact direct sur certains indicateurs : 

  • La consommation d’énergie primaire totale : on observe une diminution de cette consommation d’énergie sur le cycle de vie du bâtiment entre 26% et 34% selon les cas étudiés.
  • Le changement climatique diminue de 30% à 38%, selon le type de construction.
  • En revanche, le niveau d’isolation n’influe que peu ou pas sur les indicateurs « consommation d’eau totale » et « production totale de déchets éliminés », qu’on ne traite pas par la mise en place d’un isolant.

 

Le rôle de l’isolation - un investissement très rentable :

Quand on étudie en détail, l’indicateur « énergie primaire totale », on peut noter que le passage d’un niveau énergétique réglementaire (RT 2005) à celui d’un niveau « BBC » voit la part de l’impact des  isolants plus que doubler (+121 % en zone H1a maison Mozart) alors que l’indicateur de la maison diminue fortement. Mais l’énergie « consommée » par cette isolation supplémentaire pour atteindre le niveau BBC, ne représente que 54520 MJ alors qu’elle permet d’économiser 2 108 013 MJ sur la maison, soit seulement 2,6 % de l’économie. On investit donc 2,6 qui rapportent 100 !

 

Une conclusion s’impose : les laines minérales sont au service de la performance énergétique et environnementale des bâtiments.

 

* Source : Association pour la Haute Qualité Environnementale.

Allerplus loin

Histoires de chantiers énergétiques N°5

BrochuresLe Lycée Kyoto, des choix architecturaux et techniques dans une démarche de Haute Qualité Environnementale (HQE)

Toutes les brochures

Vidéos

Lycée Kyoto = 0 énergie fossile

Lycée Kyoto = 0 énergie fossile

Toutes les vidéos