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DÉVELOPPEMENT DURABLE

Expérimentation E+C- et future réglementation RE 2020

L’expérimentation E+C-

Démarche engagée dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, l’expérimentation E+C- ambitionne d’élaborer, avec les acteurs du bâtiment :

  • La généralisation des bâtiments à énergie positive (E+)
  • Le déploiement de bâtiment à faible empreinte environnementale (C-)

Elle a été lancée fin 2016 pour préparer la future réglementation environnementale des bâtiments « RE 2020 ».

Une méthode d’évaluation de la performance énergétique et environnementale a été proposée à l’ensemble des acteurs de la construction pour qu’ils la testent sur leurs bâtiments.

Afin de permettre une analyse partagée et transparente des retours d’expériences de l’expérimentation, un observatoire a été mis en place.

Les maîtres d’ouvrage ayant évalué leurs bâtiments selon le référentiel « Énergie – Carbone » sont invités à déposer leurs évaluations ainsi que toutes les caractéristiques de ces opérations dans cet observatoire.

En savoir plus : http://www.batiment-energiecarbone.fr/docs/2018/01/Plaquette-EC-27.11.2017.pdf

Pour participer à l’expérimentation : http://www.batiment-energiecarbone.fr/participation

La future RE 2020

Les travaux sont en cours pour approfondir certains points méthodologiques. Pour cela, des groupes d’experts sont mis en place.

Puis la concertation aura lieu à partir du 1er trimestre 2019, notamment pour définir la méthode d’évaluation de la performance énergétique et environnementale des bâtiments ainsi que les niveaux d’exigence des indicateurs retenus. La publication des textes réglementaires est prévue au 1er semestre 2020.

L’isolation / énergie et carbone

Le FILMM a souhaité faire des calculs* sur la base du référentiel « Energie-carbone » publié sur le site du ministère, et montrer le rôle de l’isolation dans la très basse consommation d’énergie et dans la réduction des émissions de CO2.

Si le rôle de l’isolation est parfaitement connu en ce qui concerne la performance des bâtiments d’un point de vue énergétique, il l’est un peu moins sur les émissions de CO2.

Concernant ces émissions, il y a 2 sujets en 1 :

  • Les émissions liées à la consommation d’énergie : celles-ci diminuent avec la consommation quand on utilise la même source d’énergie. Toute action qui contribue à la baisse de la consommation a donc un impact positif sur les émissions de CO2.
  • Les émissions liées au cycle de vie du bâtiment : il s’agit là, de compter tous les produits et les équipements qui ont servi à la construction du bâtiment et qui conditionneront son fonctionnement (dont sa consommation d’énergie) et sa fin de vie.

Le FILMM a synthétisé les résultats dans une animation pédagogique qui montre qu’il est toujours rentable d’isoler à la fois pour l’énergie et pour le « carbone ».

Il nous a semblé intéressant de faire la démonstration pour des résistances thermiques élevées car certaines personnes s’interrogeaient sur une « limite » à l’intérêt d’isoler.
La toiture a été isolée avec une résistance thermique allant de 7 à plus de 11. Les murs l’ont été avec une résistance thermique allant de 3,75 à plus de 6.

La réponse est claire : malgré une légère hausse des émissions de CO2 liées au cycle de vie des laines minérales quand on augmente leur résistance thermique, la baisse des émissions de la maison individuelle est nettement supérieure dans tous les cas (isolation de la toiture, isolation des murs quelle que soit la région et quelle que soit l’énergie de chauffage).

*Etude réalisée avec le Bureau d’étude thermique Bastide et Bondoux.