Isolation : les niveaux de performance pour bénéficier des aides financières pour la rénovation
Tous les travaux ne peuvent pas forcément bénéficier de toutes les aides financières ( [...]
Aides financières
Depuis 2005, l’État oblige les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants, réseau de chaleur), appelés « les obligés », à réaliser des économies d’énergie eux-mêmes ou par le biais de leurs clients. Pour répondre à leurs obligations, ils doivent inciter les consommateurs à réaliser des travaux d’efficacité énergétique (isolation, changement de chaudière, etc.) en leur versant une aide (argent, bons d’achat, etc.) ou en les accompagnant dans les démarches de rénovation (conseils, diagnostics, gestion d’un projet de rénovation énergétique…). Dans les deux cas, ces actions permettent de générer des « certificats d’économies d’énergie » (CEE) en fonction des économies d’énergie réalisées.
Voir notre infographie sur les CEE
Les obligés du dispositif CEE sont soumis à une obligation d’économies d’énergie. Il s’agit des :
L’obligation globale est répartie entre ces obligés au prorata de leurs ventes d’énergie aux consommateurs finaux.
Pour respecter cette obligation, les obligés doivent :
Ils peuvent choisir de déléguer, partiellement ou entièrement, leur obligation à une structure tierce, appelée délégataire, lequel devient obligé et dispose des mêmes droits et obligations qu’un obligé.
Tout le monde peut bénéficier d’une aide au titre des CEE :
Toutefois, quatre conditions sont exigées :
- Les travaux doivent concerner une maison individuelle ou un appartement, achevé depuis plus de 2 ans ;
- Le logement, qui peut être une résidence principale ou secondaire, doit être située en France métropolitaine (hors Corse et DOM TOM) ;
- Seule la personne ayant financé les travaux est bénéficiaire des primes CEE, qu’il soit le locataire ou le propriétaire du lieu des travaux ;
- Les travaux de rénovation doivent être réalisés par un artisan ou une entreprise du bâtiment qualifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
Les travaux éligibles sont rassemblés au sein des « fiches d’opérations standardisées », dont la plupart couvrent essentiellement les consommations d’énergie dans les bâtiments existants.
En ce qui concerne les travaux d’isolation ouvrant droit aux CEE, les niveaux de résistance thermique R minimale à atteindre sont définis comme suit :
Pour rappel, ce coefficient R indique la capacité d’un matériau à empêcher la chaleur de le traverser. Plus la valeur de R est grande, mieux le produit isole.
Toutes les fiches d’opérations standardisées pour les logements sont disponibles :
https://atee.fr/efficacite-energetique/club-c2e/fiches-doperations-standardisees/batiment-residentiel
Deux possibilités :
- En faisant une demande de certificats d’économies d’énergie auprès d’un fournisseur d’énergie, d’une société spécialisée sur les certificats d’économies d’énergie ou d’une grande surface. Comparer les offres des différents opérateurs permet d’obtenir la meilleure prime mais toutes les démarches sont à faire soi-même.
- Les certificats d’économies d’énergie sont cédés au professionnel en charge des travaux d’économies d’énergie. Toutes les démarches sont alors effectuées par le professionnel et le montant de la prime, imposé par l’entreprise, vient en déduction sur la facture totale. Dans ce cas aussi, faire des devis auprès de plusieurs professionnels est recommandé avant de céder ses certificats d’économies d’énergie.
Les certificats d'économies d'énergie sont cumulables avec la plupart des dispositifs d’aide à la rénovation :
Source : Ministère de la Transition écologique